Blockchain

Blockchain : Le guide de A à Z – Blog de la Transformation Digitale

Cela fait quelques mois que je vous parle régulièrement de blockchain. Il faut distinguer la technologie des chaînes de blocs des crypto-monnaies. Et ce, même si la chaîne de blocs la plus connue est celle du Bitcoin. La technologie de la blockchain a d’énormes potentiels d’application dans la transformation numérique des entreprises. Je n’ai pas trouvé de guide complet sur ce sujet. Aussi, j’ai décidé de vous préparer un petit guide de A à Z. A mon avis, le sujet le mérite largement. Bonne lecture et amusez-vous!

Altcoins

Les altcoins, ou monnaies alternatives, sont toutes les monnaies autres que le Bitcoin, la crypto-monnaie de référence. Dans la sphère blockchain, il existe un grand nombre de crypto-monnaies. A ce jour, le site de référence https://coinmarketcap.com en recense 2432 pour une capitalisation totale de 224 .576 .522. 002 $.

Blockchain

Blockchain : technologie de stockage et de transmission d’informations à coût minime, sécurisée, transparente, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain (littéralement une « chaîne de blocs ») désigne une base de données sécurisée et décentralisée, répliquée sur un très grand nombre de noeuds, et contenant un ensemble de transactions dont chacun peut vérifier la validité. On peut donc assimiler une blockchain à un grand livre comptable transparent, pseudonyme et infalsifiable.

Blockchain publique : blockchain ouverte à tout utilisateur que ce soit en termes de lecture (libre accès au registre), d’usage (envoi de transactions en pair-à-pair) et de participation au bon fonctionnement du réseau (validation des transactions ; ainsi, chacun peut devenir mineur sur une blockchain publique). En tant que substitut aux réseaux centralisés, les blockchains publiques sont sécurisées par la cryptoéconomie : la combinaison d’incitations économiques et de mécanismes de vérification cryptographiques. Bitcoin et Ethereum constituent les deux blockchains publiques les plus connues à ce jour.

Blockchain privée : blockchain où certains droits sont réservés à certains utilisateurs, en particulier le droit de validation des transactions. Une blockchain privée ne nécessite pas l’utilisation de cryptomonnaies. Hérésie pour certains (qui considèrent qu’une blockchain est par essence publique), système jugé rassurant par d’autres (grandes entreprises, en particulier du secteur bancaire, et institutions publiques), la blockchain privée présente plusieurs atouts par rapport aux bases de données traditionnelles, sans pour autant constituer une innovation de rupture comme le sont les blockchains publiques (associées par nature aux cryptoactifs). Pour plus d’informations, lire : Blockchain privée vs publique.

Contrat intelligent (Smart Contract)

programme autonome qui, une fois démarré, exécute automatiquement des conditions inscrites en amont dans la blockchain, sans nécessiter d’intervention humaine. Il fonctionne comme toute instruction conditionnelle de type « if – then » (si telle condition est vérifiée, alors telle conséquence s’exécute). Pour déclencher son exécution, un smart contract se connecte à une base de données jugée fiable, via l’intermédiaire d’un oracle (un service qui fait le lien entre le smart contract et le monde réel).

Décentralisée (application)

Application qui fonctionne sur un réseau décentralisé, par opposition aux applications classiques qui dépendent de serveurs centralisés. Elle a comme support un ou plusieurs smart contracts déployés sur une blockchain. Des applications classiques peuvent par contre prendre en charge la partie front-end (interface utilisateur). Dans l’écosystème de la blockchain Ethereum, les applications décentralisées sont appelées dApps. Il en existe plus de 1000 à l’heure actuelle (voir www.stateofthedapps.com).

Ethereum

plateforme décentralisée, fondée sur la blockchain éponyme, qui vise l’avènement d’un web décentralisé. La blockchain d’Ethereum fonctionne avec la cryptomonnaie ether. Contrairement à la blockchain du bitcoin, focalisée sur l’aspect monétaire, la blockchain d’Ethereum a vocation à accueillir des programmes très divers, appelées dApps, qui fonctionnent avec des smart contracts. On parle d’écosystème Ethereum pour désigner l’ensemble des acteurs qui travaillent sur cette plateforme. Pour plus d’informations, lire : Comprendre Ethereum.

Fourchette (Fork)

Un Fork est une séparation de la chaîne de blocs en deux branches distinctes qui vivent le vie de manière indépendante.

Deux exemple significatifs de fork :

  • le fork Ethereum, suite au piratage de TheDAO dans lequel 50 millions de Dollars ont été détournés, aboutissant à la création d’Ethereum Classic,
  • les forks de Bitcoins avec la création de Bitcoin Cash et Bitcoin Gold dont les modes de fonctionnement sont différents. Elles ont été poussées par des communautés de développeurs ayant des visions opposées de l’avenir du Bitcoin.

Gouvernance

La Gouvernance est l’organisation mise en place dans une blockchain pour en définir les règles de fonctionnement et pour faire évoluer ces règles. Dans un monde d’organisation décentralisée, toutes les parties prenantes ont voix au chapitrent doivent s’aligner pour arriver à un consensus afin de faire évoluer le système.Ainsi les Forks sont le plus souvent une résultante d’un problème de gouvernance.

Hachage (Hash)

Le hash (ou empreinte) est d’une certaine manière un résumé chiffré et certifiant d’une information plus complexe (une image, une vidéo, un texte).

ICO (International Coin Offering)

méthode de levée de fonds fonctionnant via l’émission d’actifs numériques, appelés tokens, échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Pour plus d’explications, lire : Comprendre les ICO

Jeton (Token)

actif numérique personnalisé par son auteur, émis et échangeable sur une blockchain, et possédant les caractéristiques d’une cryptomonnaie : infalsifiabilité, unicité, enregistrement des échanges dans un registre immuable, sécurité des échanges, etc. En particulier, un token est transférable (et non duplicable) entre deux parties sur Internet, sans nécessiter l’accord d’un tiers. Pour plus d’informations, lire : Comprendre les tokens.

KYC (Know Your Customer)

Le KYC (ou Know Your Customer) est un processus réglementaire dans les secteurs financiers (banque et assurance) qui consiste à obtenir un maximum d’information (passeport, carte d’identité, justificatif de domicile, etc.) permettant de valider l’identité, la citoyenneté et la provenance d’un client ainsi que sa réputation financière. Dans le monde de la blockchain où tout est « pseudonymisé » par le biais de clé cryptographiques, le KYC est nécessaire pour les entreprises qui réalisent une ICO afin de pouvoir justifier de la provenance des fonds.

Ledger (Registre distribué)

Un registre distribué (aussi appelé registre partagé ; en anglais, distributed ledger ou shared ledger) est un registre simultanément enregistré et synchronisé sur un réseau d’ordinateurs, qui évolue par l’addition de nouvelles informations préalablement validées par l’entièreté du réseau et destinées à ne jamais être modifiées ou supprimées.

Un registre distribué n’a ni administrateur central ni stockage de données centralisé.

Minage / Mineur

Minage : utilisation de la puissance de calcul informatique afin de traiter des transactions, sécuriser le réseau et permettre à tous les utilisateurs du système de rester synchronisés.

Mineur : personnes (particuliers ou sociétés) qui connectent sur le réseau une ou plusieurs machines équipées pour effectuer du minage. Chaque mineur est rémunéré au prorata de la puissance de calcul qu’il apporte au réseau.

Noeud

Noeud : ordinateur relié au réseau blockchain et utilisant un programme relayant les transactions. Les noeuds conservent une copie du registre blockchain et sont répartis partout dans le monde.

Oracle

Dans la technologie blockchain, un Oracle est une source d’informations qui permet d’intégrer des variables issues du monde réel dans des contrats intelligents via des API par exemple.

Un oracle peut être synchrone ou asynchrone. Ce n’est jamais lui qui contacte le monde extérieur à la blockchain. C’est le monde extérieur qui le contacte.

Portemonnaie électronique (Wallet)

Le portemonnaie électronique (ou Wallet) est un espace de stockage numérique des jetons (tokens) que vous avez en votre possession. Vous pouvez soit détenir ce portemonnaie électronique sur votre ordinateur, ou déléguer son stockage à une plateforme. Dans la seconde option, vous donnez accès à votre clé privée à l’entreprise qui gère votre Wallet. Vous devez vous assurer que celle-ci dispose d’un niveau de sécurisation de son infrastructure maximal pour éviter de vous faire voler votre clé et donc vos fonds.

Quantique

L’ordinateur quantique serait le seul moyen de pouvoir casser les mécanismes de cryptographie mis en oeuvre au sein d’une blockchain, qu’il s’agisse de la signature ou du hachage. Pour le moment, cette technologie est encore à l’état de recherche et son utilisation en entreprise ne serait pas envisageable avant au moins 10 ans. En attendant, l’ordinateur quantique pourrait remettre en cause n’importe laquelle des blockchains actuelles.

Ripple

système de paiement soutenu par plusieurs grandes banques visant à permettre des “transactions financières mondiales sécurisées, instantanées et presque gratuites, de toute taille”. A noter que Ripple est une blockchain privée (de consortium), particulièrement centralisée.

Satoshi Nakamoto

pseudonyme de l’inventeur du bitcoin, dont la véritable identité est encore inconnue malgré de nombreuses spéculations.

Travail (preuve de)

“preuve de travail” ou “preuve de calcul”. Méthode utilisée pour atteindre le consensus distribué dans un grand nombre de blockchains publiques, Bitcoin en tête. Concrètement, il s’agit du traitement cryptographique permettant la validation des blocs de transactions. Effectuer ce traitement requiert du temps de calcul : en général, un seul ordinateur du réseau y parvient en environ dix minutes. La difficulté est régulièrement adaptée pour maintenir cet intervalle.

Usage

L’usage est sûrement ce qui pose le plus de questions aujourd’hui concernant la blockchain. Celle-ci peut service à réaliser des transactions financières comme avec Bitcoin. C’est d’ailleurs l’usage le plus évident et le prégnant. Elle peut servir à certifier des informations. Elle peut servir à certifier des informations, elle peut apporter de la traçabilité sur des données ou des biens… La plupart des usages restent à inventer avec la blockchain. Qui aurait pu imaginer à l’époque de la création d’internet que le cloud, le e-commerce, les réseaux sociaux ou encore les applications SaaS allaient être possibles?

Vitalik Buterin

fondateur d’Ethereum. Il est l’une des grandes figures du monde blockchain.

White paper

document qui présente les caractéristiques d’un projet blockchain. Il est en particulier question de white paper dans le cadre d’une ICO. Il s’agit alors de présenter le projet, le rôle du token, le nombre de tokens émis, l’équipe, la roadmap, la répartition prévue de l’utilisation des fonds qui seront levés, entre autres informations (en savoir plus).

XRP

XRP est l’acronyme du Ripple.

crYptographie

La cryptographie est le procédé qui permet de chiffrer les transactions électroniques grâce à l’utilisation de clés. Il existe deux procédés de cryptographie. La cryptographie symétrique nécessite un secret partagé entre l’émetteur et le destinataire uniquement.

La cryptographie asymétrique, utilisée par les blockchains, distingue des données publiques et privées. Il y a donc deux types de clefs : une clef de chiffrement et une clef de déchiffrement. Si la clef de chiffrement est publique, alors tout le monde peut envoyer un message secret à la personne qui, seule, détient la clef de déchiffrement. Si la clef de déchiffrement est publique alors tout le monde peut authentifier l’origine d’un message chiffré par la personne qui, seule, détient la clef de chiffrement.

Zero knowledge

Le zero knowledge proof ou preuve à divulgation nulle de connaissance est une solution cryptographique permettant à une entité de prouver mathématiquement la véracité d’une proposition à une autre entité sans révéler d’autres informations. Cette approche est implémentée en particulier par Cash qui tente d’apporter un moyen plus robuste de totalement anonymizes les utilisateurs sur sa blockchain, d’autres mènent les mêmes travaux.

Voici donc l’abécédaire de la Blockchain, de A à Z. Bien sûr il n’a pas la prétention d’être exhaustif. J’ai simplement essayé de vous éclairer en 26 lettres sur les concepts importants de cette nouvelle technologie prometteuse. Pensez-vous que j’aurais du aborder d’autres sujets essentiels? N’hésitez pas à réagir au travers de commentaires. Si vous souhaitez en apprendre plus sur la blockchain, je vous invite à participer à notre formation certifiante sur 2 jours : Blockchain Foundation (EXIN). Si cet article vous plait, merci de nous laisser un petit « like ». Vous pouvez également vous abonner à notre blog pour recevoir l’information de publication des nouveaux articles. Nous vous en remercions.

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